(C'est l'histoire d'une jeune comtesse italienne qui part à la quête du Graal en compagnie de son chat et de son cheval.) David B et Pauline Martin
Le diable : "On se trompe toujours sur moi...Je ne suis pas l'esprit du mal, je suis celui du rien, du vide, de l'absence. Je suis un creux, les gens qui se consacrent à moi n'existent plus, c'est ça qui est terrible."
Leonora : "C'est vrai...Je continue à faire les mêmes choses mais tout a changé."
Pour une fois que j'ai une révélation musicale, je m'empresse de la partager. Vous risquez de voir ce p'tit gars un peu partout, festivals, concerts ou même dans votre jardin si vous vous êtes inscrits à la Tournée barbecue, oui ça envoie du gros steak ce concept!
Petit live avec son seul titre en anglais de son premier album Tucumcari
sinon, le reste est en écoute sur deezer ici : Sammy Sammy
le Myspace est là : Decoster
Juste un moment entre parenthèses. Il s'agit de la dernière scène de Tokyo Sonata de Kiyoshi Kurosawa (toujours en salle, a priori). Montez le volume à fond!
Sinon, voici la BO
J'ai eu un gros débat sur ce film. Disons qu'il est construit sur deux parties. La première montre la vie d'une famille japonaise traditionnelle qui se délite petit à petit ( et qui est remarquablement bien faite). La seconde correspond à l'explosion de la famille et l'égarement plus ou moins grand de chacun de ses membres. Or pour moi, cette partie relève davantage du théâtre que du cinéma réaliste. Sans trop en dévoiler, la mère de famille se retrouve en bord de mer en pleine nuit. Elle observe la mer et dit : "est-ce la terre que l'on voit là-bas?" S'en suit une plainte incommensurable telle Phèdre se laissant mourir. Bref, il y a un côté sur-joué, silencieusement grandiloquent qui me gène. On me dit que c'est culturel, que je ne peux pas comprendre. Certes. Mais quand on décroche, on décroche. Je conseillerai tout de même d'aller le voir, de se faire justement sa propre idée sur la question, car accessoirement, les critiques sont excellentes et le film dépeint habilement les caractéristiques qui nous échappent de la société japonaise.
"La teta asustada" (le sein effrayé) a pas mal fait parler de lui, entre autre pour l'ours d'or obtenu cette année à Berlin mais surtout pour l'actrice principale (Magaly Solier) ainsi que pour le sujet traité, tristement toujours d'actualité : les conséquences des violences exercées par le Sentier Lumineux à l'encontre des civiles. Passons les détails sur cette guerre civile et le désastre humain qui a suivi. C’est d’ailleurs le choix de la réalisatrice, Claudia Llosa. Rien de morbide, de sanguinaire, juste le mal-être d’une enfant devenue grande mais toujours angoissée par le viol de sa mère (alors enceinte) et l’assassinat de son père. Au delà de la trame narrative qui me semble assez juste et poétique, on découvre le quotidien de quelques péruviens. La famille de l’héroïne, Fausta, est dans l’animation de mariages vendus « clé en main » : faux buffet, ballon de baudruche, défilé des cadeaux, donnant un côté parfois comique au film mais jamais moqueur ou dédaigneux. Les paysages sont aussi à l’honneur. Enfin, et là réside sans doute toute la fierté de ce film, on y parle quechua (langue parlée par environ 10 millions de personnes en Amérique Latine) ! Or cette langue pourtant reconnue comme langue officielle au Pérou avec l’espagnol, est assimilée à la langue de los indigenos. Ainsi, les migrants des campagnes refusaient d’apprendre à leurs enfants le quechua comme ce fut le cas de l’actrice, qui l’a appris avec sa grand-mère, soi-disant porteur de leurs conditions sociales. Aujourd’hui, même si le nombre de personnes parlant quechua diminue, la langue bénéficie d’un intérêt grandissant comme moyen de connaître sa culture et le patrimoine local.
Extrait du film, suivi d'une interview de Magaly Solier.
J'ai pas une âme de poète, c'est sûr.
Moi je fonds.
RisDeVeau
Ce livre est déjà sorti depuis un an, mais peu importe, pour mon premier post, je veux quelque chose qui envoie du pâté, ce sera donc « l’arleri » d’Edmond Baudoin. Loin de connaitre entièrement toutes ses œuvres, j’affirme pourtant haut et fort, que c’est mon auteur de bande-dessinée préféré et que ce livre en particulier m’a bouleversé.
Mais que raconte-il ?
L’auteur se
dessine sous les traits d’un vieux peintre et analyse son rapport avec les
femmes, à l’amour, la fameuse et éternelle dichotomie homme-femme. Déjà, ces
thèmes me plaisent bien. On connait Baudoin pour ces encres de Chine, les
femmes nues qu’il aime représenter, la sensibilité, la fragilité du trait qui masque
en réalité une parfaite maitrise de son pinceau. Cette fois-ci, la couleur et
même la photographie s’invitent. Le plus beau dessin est sans doute celui de la
couverture.
Pour la petite histoire, j’ai acheté ce livre au hasard alors que j’étais au convivial festival BD Boom de Blois en octobre 2008 (il est donc dédicacé !). Aujourd’hui, je me dis que c’est la seule chose que je sauverais des flemmes s’il le fallait.
Mais
revenons-en au fond du sujet. Baudoin tente de percer « le mystère ».
Pourquoi les hommes et les femmes agissent de manière différente ? Il nous
répond ceci :
« Il y a du magique dans la machinerie de l’inconscient. Les petites filles savent qu’avec leur ventre elles pourront continuer le monde. Cette certitude les rend sereines. Les petits garçons savent aussi. Mais chez eux, c’est en négatif, ils savent inconsciemment, que quoi qu’ils fassent, ils ne recréeront pas la vie ; D’où cette bataille de l’inutile…il nous faut inventer des compensations…mais ça, ça fait l’Histoire. (…)
Parce que nous les pauvres hommes, incapables de faire des bébés avec nos viscères, il nous faut tout le reste…Maitrise, dominer, ordonner, créer, posséder, civiliser, construire, détruire, faire à notre image. Chaque homme est un dictateur planétaire…Et moi aussi. »
Je ne vais
pas tout citer et encore moins tenter de faire un parallèle avec la
psychanalyse mais derrière ce discours se cache un amour profond pour les
femmes, pour la vie, une conscience de la faiblesse des hommes.
Pour
découvrir le site de Baudoin, c’est ici
Ris de Veau ( à la crème)
Il est des choses dans ce monde qu'il faut voir, entendre et même parfois les deux.
Pour débuter ma première rubrique je souhaitais rendre hommage à ceux qui font un combo « à regarder et à écouter ». Parce que ce qu'ils font, ils le font par pur plaisir, égoïstement peut être à la base, mais il partage. Principe même du blog et qui risque d'être une de mes principales sources d'inspiration pour écrire ici.
Mais de quoi parle cette papillote? De la Blogothèque, enfin voyons.
La Blogothèque, principalement vouée à « montrer » la musique grâce aux concerts à emporter, à faire vivre de pur petit moment de bonheur grâce aux soirées de poche.
Un principe de transmission (ou retransmission si vous avez la chance de les croiser pendant un tournage!!!) de la musique assez singulier puisque le principe même est de filmer un peu partout, avec un réalisateur (Vincent Moon pour Paris mais d'autres filment ailleurs dans le monde) et une prise de son unique car en direct. Les aléas de cette réalisation donne un charme fou au film.
J'ai eu cette chance inouïe d'assister à une soirée de poche qui servirait également pour un concert à emporter plus tard et je peux vous dire que le dispositif de prise de son est tout de même assez léger au vue de la qualité sonore obtenue au final.
C'est avec une jalousie certaine que je vous parle de cette Blogothèque, j'aurais aimé avoir l'idée avant eux, profiter de tout ces moments uniques vécus avec les groupes.
Si vous connaissez déjà, vous ne pouvez qu'être d'accord avec moi.
Si vous ne connaissez pas encore, foncez, de véritables perles à voir et à entendre sont là, à n'attendre que vos mirettes et vos oreilles.
http://www.blogotheque.net/
Pour l'aperçu...
Part two:
Les histoires de vieille dame riche ne vous passionnent pas?
Moi non plus. Enfin pas outre-mesure, c'est sûr.
Sauf que...The Divine Comedy en a fait l'histoire d'une de ces plus belles compositions et il est vrai, après l'avoir écouté, vous aurez du mal à me contredire. De toute façon j'ai raison, par principe.
A Lady of a certain age est un drôle d'hommage à une femme qui visiblement n'a manqué de rien dans sa vie sauf peut être de pouvoir vraiment la vivre.
Ça ne respire pas la gaité, mais les arrangements sont magnifiques, la voix de Neil Hannon posée et feutrée, la partition du violon extrêmement juste et croissant « émotionnellement » parlant.
Vous le trouverez sur Victory for the Comic Muse, sorti en 2006.
Ouais, écouter ce morceau, c'est se réconcilier avec les vieilles dames riches.
Innocemment si je vous parle d'eux c'est aussi parce que leur prochain album The Duckworth Lewis Method sort le 06 juillet, et que c'est un peu à noter dans son calendrier.
Fin de la transmission, Ris de Veau à vous.
ou là....
http://www.deezer.com/track/3251204
on Trouvaille?